Côté chaire côté rue

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24 – Matérialité des registres et restauration

La préservation

Chaque document d’archives est unique et doit être traité avec le plus grand soin. Leur  conservation, ou préservation, relève de la mission des institutions d’archives.

La conservation est l’ensemble des mesures visant à préserver l’intégrité des documents et des informations qu’ils contiennent. La notion de conservation recouvre plusieurs aspects: les magasins d’archives et le contrôle des conditions climatiques, la formation du personnel et des usagers, la manipulation, le conditionnement et l’entreposage des documents, le bâtiment et la sécurité.

Il s’agit ainsi de suivre un programme favorisant l’organisation des différentes interventions en matière de préservation, avec une approche intégrée et globale. Ce programme s’applique à l’ensemble des archives du service. L’application des mesures prévues par la gestion de la préservation permet de conserver les fonds d’archives dans de bonnes conditions, à savoir de prévenir, d’arrêter ou de retarder leur dégradation par des conditions de stockage et d’exploitation adéquates.

La préservation fait partie intégrante des fonctions de chacun des collaborateurs.

La restauration

Lorsqu’un document est très endommagé, il est confié à un restaurateur professionnel qui lui fera subir un traitement respectant au mieux sa nature originelle.

Grâce au projet de numérisation et de restauration des registres de l’Eglise débuté en 2012, les documents qui le nécessitent seront à terme tous restaurés. 75 volumes ont été restaurés entre 2013 2016.

Un certain nombre de principes sous-tendent l’intervention de restauration. Tout d’abord, le traitement doit être le moins invasif possible afin de préserver l’intégrité du document ainsi que ses éléments historiques, tout en permettant de stabiliser les dommages et de ralentir le processus d’altération. Ensuite, le traitement choisi doit toujours être réversible. Il est ainsi essentiel de ne pas modifier l’objet de manière irréversible et de garder la possibilité de revenir à l’original. Par exemple, lors de la confection d’une reliure de conservation, la reliure originale est déposée et conservée avec le protocole de restauration. Enfin, l’intervention du restaurateur doit rester apparente.

Les restaurateurs sont des professionnels indépendants qui travaillent sur mandat dans l’atelier des Archives d’Etat. Ce système de fonctionnement original permet de garder les documents en cours de traitement dans l’institution, de proposer des installations performantes et surtout de recourir, selon les besoins, à des spécialistes du papier, du parchemin, de la reliure, des sceaux ou encore des plans.

Chaque travail de restauration fait l’objet d’un protocole dans lequel sont consignés les traitements subis, les matières utilisées, un plan de montage des cahiers et des photographies ou des éléments déposés faisant partie intégrante de l’histoire du document. En outre, l’analyse du document et le relevé détaillé de ses caractéristiques, le choix du traitement, les méthodes employées, les matériaux utilisés sont soigneusement consignés dans le protocole afin de permettre aux générations futures de comprendre les interventions subies par l’objet et aux chercheurs de prendre connaissance d’éléments historiques révélés lors de l’intervention et invisibles autrement.

Il est en effet important de documenter les interventions effectuées lors de chaque travail de restauration afin que les générations futures soient en mesure de connaître les changements subis par le document au fil du temps.

Les documents dont l’état ne nécessite pas de mesures de restauration seront placés dans des conditionnements appropriés, à savoir des boîtes de conservation fabriquées sur mesure.

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